Depuis le 1er janvier 2017, la France se dote d’une mesure pour les dons d’organes.

Nous serons tous donneurs d’organes, par défaut, à notre décès. Ainsi, « cette mesure clarifie la position d’un maximum de Français. Elle permet de ne plus faire peser sur ses proches une décision souvent difficile à prendre et évite de devoir établir une hiérarchie entre eux », conclut le Pr Olivier Bastien, directeur du prélèvement et des greffes (1).

Aujourd’hui en France, le don d’organes est insuffisant par rapport aux besoins. Ainsi, 1600 donneurs d’organes ont permis 5746 greffes, mais 500 personnes sont décédées faute de donneurs l’année dernière (1). La France se classe malgré tout au premier rang européen de donneurs d’organes.

Si vous ne souhaitez pas être donneur, il faut vous inscrire sur le registre national des refus. Mais une lettre, écrite de la main du futur donneur, confiée à un proche ou tout simplement l’exprimer de vive voix est possible. Vous pouvez aussi opposer un refus partiel sur un ou plusieurs organes et spécifier ceux que vous donnerez.

(1) agence de biomédecine

Annie Tourrasse

10/01/2017

Source:
« Don d'organes: ce qui change au 1er janvier », les échos du 01/01/2017