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Pourquoi suivre une formation en phytothérapie pour découvrir l’herboristerie ?

L'usage des plantes par l'être humain, pour se soigner et soulager les maux du quotidien, remonte à des millénaires. Il puise ses origines dans la pharmacopée chinoise et indienne, et se trouve même cité dans les textes sumériens datant du IIIe millénaire avant J.C. Cependant, avec l’essor de la chimie moderne et l'apparition de médicaments, on a assisté à un désintéressement pour les plantes médicinales allant même jusqu'à l'interdiction de pratiquer ...

10 min. de lecture

publié le

par Lola

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L’usage des plantes par l’être humain, pour se soigner et soulager les maux du quotidien, remonte à des millénaires. Il puise ses origines dans la pharmacopée chinoise et indienne, et se trouve même cité dans les textes sumériens datant du IIIe millénaire avant J.C. Cependant, avec l’essor de la chimie moderne et l’apparition de médicaments, on a assisté à un désintéressement pour les plantes médicinales allant même jusqu’à l’interdiction de pratiquer l’herboristerie en France ( via la suppression du diplôme sous le régime de Vichy), toujours en vigueur à l’heure d’aujourd’hui.
Néanmoins, depuis quelques années, on observe un regain d’intérêt pour les soins naturels, notamment les plantes médicinales, et il est désormais possible de s’y former de manière structurée, scientifique et responsable.

Quelle est la différence entre phytothérapie et herboristerie ? Pourquoi se former aux plantes médicinales peut constituer un excellent point de départ pour devenir herboriste ? On fait le tour du sujet avec Viviane Bonnaud, docteure en pharmacie et phyto-aromathérapeute.

Qu’est-ce que la phytothérapie ? 

La phytothérapie se définit comme une médecine douce, qui traite et prévient certains troubles par l’usage de plantes médicinales. Elle puise son origine dans les traditions de soins populaires et s’est enrichie ultérieurement via des découvertes scientifiques permettant d’identifier certains principes actifs contenus dans les plantes, leur mécanisme d’action biochimique et leur activité thérapeutique.

Ainsi, on peut dire que notre phytothérapie moderne est la résultante d’un usage traditionnel, avec des bénéfices reconnus, observés cliniquement, merveilleux héritage de nos ancêtres, enrichie par de nouvelles approches scientifiques, avec identification chimique de composants actifs. Cette connaissance permet de mieux comprendre et anticiper les bénéfices thérapeutiques attendus, mais aussi d’anticiper les éventuels effets secondaires et contre-indications possibles relatifs à l’utilisation et/ou la consommation d’une plante ou d’une synergie. 

Quel est le statut de l’herboristerie en France ? 

Les herboristes sont les premiers professionnels spécialisés dans la vente des plantes médicinales, en l’état ou sous forme de préparations. Une officialisation de la pratique a d’ailleurs été obtenue en janvier 1312, datant ainsi la première reconnaissance du métier d’herboriste et marquant la reconnaissance de ce statut professionnel pour la première fois en France.

Par la suite, le certificat d’herboriste fût délivré par la faculté de médecine en 1778, autorisant les diplômés à vendre des plantes médicinales indigènes fraîches ou sèches en boutique. 

En 1860 on comptait pas moins de 571 herboristeries à Paris (beaucoup d’herboristes dans le quartier du Marais).

Le diplôme national d’herboristerie sera supprimé le 11 septembre 1941 par le gouvernement de Vichy. Néanmoins, les herboristes diplômés avant cette date ont pu conserver le droit d’exercer leur métier. Fatalement, ils ne sont plus très nombreux actuellement !

Bon à savoir : Nos voisins européens (Allemagne, Belgique, Suisse et Royaume -Uni) continuent de proposer des formations diplômantes en herboristerie.

À partir de cette date, d’un point de vue légal, seuls les pharmaciens furent habilités à vendre toutes les plantes de la pharmacopée, et surtout à les conseiller dans un but thérapeutique. Si certaines formations et diplômes permettent de travailler avec les plantes médicinales, les herboristes ne peuvent pas vendre des plantes réservées aux pharmaciens.

La législation entourant la pratique de l’herboristerie va certainement évoluer dans les années à venir. Un projet de loi visant à rétablir un diplôme officiel a été déposé au Sénat le 12 juillet 2011. À ce jour il n’existe toujours pas de diplôme d’herboriste reconnu par l’État, mais diverses formations d’herboristerie, des écoles privées d’herboristes, des formations en phytothérapie ou en aromathérapie sont proposés en présentiel ou à distance.

Quelle est la différence entre phytothérapie et herboristerie ?

La phytothérapie et l’herboristerie se distinguent par leurs approches des plantes médicinales.
La phytothérapie peut être pratiquée par des professionnels de la santé et s’appuie sur une compréhension scientifique des principes actifs des plantes pour soigner et prévenir des troubles de santé. Elle exige une connaissance approfondie de la biologie et de la chimie des plantes, ainsi que de leur interaction avec le corps humain.
Le phytothérapeute, ou conseiller en phytothérapie, recommandent des plantes en fonction de certains principes actifs isolés ou extraits standardisés, selon une posologie précise.

L’herboristerie, quant à elle, est une pratique plus traditionnelle qui consiste à utiliser des plantes entières ou leurs parties (fleurs, feuilles, racines, écorces) pour leurs propriétés médicinales. L’herboriste n’a pas forcément de formation médicale, mais possède une connaissance approfondie des plantes et de leurs usages, sait les cultiver, les préparer et les vendre.

Quelle législation concernant la vente des plantes médicinales en France ? 

En France, la vente des plantes médicinales est strictement encadrée par la législation pour assurer la sécurité des consommateurs et la qualité des produits. 

148 plantes médicinales en vente libre en France 

Aujourd’hui, seulement 148 plantes médicinales peuvent être vendues librement sans prescription médicale, depuis le décret du 22 août 2008, modifié par l’arrêté du 20 juin 2013.
Ainsi, les plantes en vente libre, au même titre que les compléments alimentaires, ont le statut de denrées alimentaires et sont soumises et réglementées par la DGCCRF.

Ces plantes peuvent être vendues dans des magasins spécialisés dans le bien-être ou bien en magasins bio, à condition de ne pas être accompagnées d’indications thérapeutiques.

Mise en garde

Les préparations à base de plantes médicinales doivent obtenir une Autorisation de Mise sur le Marché (AMM) délivrée par l’Agence Nationale de Sécurité du Médicament et des produits de santé (ANSM). Cela assure que les produits respectent des standards de qualité, d’efficacité et de sécurité.

Le marché des compléments alimentaires à base de plantes 

Le marché français des compléments alimentaires et des produits de santé naturels est en pleine expansion, de plus en plus de personnes voient la phytothérapie comme une méthode de soin tout à fait complémentaire de la médecine conventionnelle.

En témoigne d’ailleurs le nombre croisant de produits à base de plantes proposés hors officine, sur internet, en magasin bio, sur les marchés, pour répondre à une demande croissante de solutions naturelles pour soulager certains troubles du quotidien. 

 70% de notre pharmacopée est issue du monde végétal.

D’un point de vue économique et environnemental, les plantes médicinales peuvent constituer une source de débouchés important pour le développement de l’agriculture française, étant donné qu’actuellement 80% des plantes médicinales sont importées.
À condition, bien sûr, que celles-ci soient cultivées de façon saine, raisonnée et responsable. 

Le statut de la vente des huiles essentielles et des compléments alimentaires 

Les huiles essentielles sont en vente libre, sauf pour 15 d’entre elles, présentant un risque de toxicité. Pas moins de 541 plantes sont autorisées en revanche dans les compléments alimentaires (arrêté de 2014).

De plus, 75% des compléments alimentaires comprennent au moins une plante, parfois une synergie de plantes avec vitamines, minéraux, etc., d’où l’importance -si ce n’est l’urgence-, de se former afin de savoir lire une étiquette, comprendre une synergie, sécuriser et délivrer un conseil de qualité en aromathérapie. 

Quel diplôme pour être phytothérapeute ?

Depuis quelques années, l’intérêt croissant des pharmaciens, et autres professionnels de santé, pour la phytothérapie s’est traduit par la création de diplômes universitaires dans plusieurs facultés de pharmacie (de 1 à 13 depuis 2000). Il existe de nombreux organismes et plusieurs types de formation en phytothérapie reconnues par l’Etat

Ces DU (Diplômes Universitaires) ou DIU (Diplômes Inter Universitaire) de phyto-aromathérapie sont exclusivement réservés aux médecins, pharmaciens et autres professionnels de santé. 
Le terme de phytothérapeute est par conséquent uniquement réservé aux professionnels de santé ayant suivi une formation spécialisée. 

On notera que l’aromathérapie (soin par les huiles essentielles) et la gemmothérapie (utilisation des bourgeons de plantes) sont des branches de la phytothérapie. 

Cependant, il est également possible de se former aux plantes médicinales quand l’on n’est pas issu du milieu médical ou paramédical, et de devenir conseiller en phytothérapie.

Devenir conseiller en phytothérapie :  les enseignements indispensables 

Devant la multiplication des propositions de formation en phytothérapie et en aromathérapie, on sera vigilant sur le contenu de la formation, la qualité de l’enseignement proposé, le degré scientifique des contenus pédagogiques, la qualification des équipes, l’accompagnement tutoral, etc.

Le choix du mode d’enseignement, en présentiel ou à distance, va dépendre, lui, du profil des apprenants, de leur disponibilité et de leurs contraintes de vie. 

Les enseignements dispensés doivent permettre d’acquérir de solides connaissances en matière de physiologie et d’anatomie des plantes, notamment sur leurs principes actifs et leurs effets sur l’organisme. 

On assimilera également la notion très importante de « totum » de la plante.  L’idée derrière le concept de totum est que l’ensemble des composants de la plante agissent en synergie, c’est-à-dire que l’effet thérapeutique de la plante entière est plus grand ou différent de la somme des effets de ses constituants isolés. En utilisant le totum, on cherche à préserver cette synergie naturelle, qui peut contribuer à une efficacité et une sécurité accrues des traitements à base de plantes.

On insistera également sur les recommandations d’utilisation avec les différentes formes galéniques, les posologies, effets secondaires possibles et interactions, contre-indications. On intégrera aussi la notion de formules complexes (synergies proposées dans les compléments alimentaires, associations de plantes entre elles ou avec les huiles essentielles, avec les vitamines et minéraux, etc.).

Les plantes médicinales possèdent beaucoup de propriétés thérapeutiques reconnues scientifiquement, d’autres sont en cours de validation, et à condition d’en maitriser leur utilisation, elles ont certainement un bel avenir et sauront trouver leur place en complément de la médecine conventionnelle.


LE MOT DE L’EXPERT : « Les plantes médicinales possèdent beaucoup de propriétés thérapeutiques validées scientifiquement d’autres sont en cours de validation, et à condition d’en maitriser leur utilisation, elles ont certainement un bel avenir et sauront trouver leur place en complément de la médecine conventionnelle.

Comment devenir herboriste ?

Actuellement, il n’est plus à proprement parler possible de devenir herboriste en France. Néanmoins, suivre une formation en phytothérapie est une façon structurée et pertinente d’aborder cette discipline, par l’acquisition de connaissances et de pratiques nécessaires à la bonne maîtrise des plantes médicinales.

Des fondements solides, un regard scientifique (par le biais de la botanique, de la chimie de la plante ou encore de la pharmacologie) ainsi qu’une approche globale de la santé, soutenus par la connaissance des aspects légaux et éthiques de l’utilisation des plantes médicinales, est le meilleur moyen de faire ses premiers pas dans l’univers de l’herboristerie.

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