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Aromathérapie : tout ce qu’il faut savoir sur les huiles essentielles

L'aromathérapie, branche de la phytothérapie, utilise l'essence aromatique des plantes pour prévenir certaines maladies ou les accompagner, favoriser le bien-être, ou encore détendre. De la définition des huiles essentielles à leur histoire, en passant par leur utilisation et mode d'action, découvrez tout ce qu'il faut savoir sur cette technique de soin naturel millénaire.

10 min. de lecture

publié le

par Pauline

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L’aromathérapie, branche de la phytothérapie, utilise l’essence aromatique des plantes pour prévenir certaines maladies ou les accompagner, favoriser le bien-être, ou encore détendre. De la définition des huiles essentielles à leur histoire, en passant par leur utilisation et mode d’action, découvrez tout ce qu’il faut savoir sur cette technique de soin naturel millénaire.

L’Aromathérapie à travers les siècles

S’il a fallu attendre le XXe siècle pour que l’aromathérapie commence à être envisagée et reconnue comme une science, les premières traces d’extraction d’huiles essentielles remontent, elles, à des millénaires…

Les débuts de l’aromathérapie

De tout temps, l’humanité a été fascinée par les senteurs émanant des végétaux aromatiques. Déjà 40 000 ans avant notre ère, les aborigènes australiens utilisaient les plantes aromatiques pour traiter les infections, par fumigation ou cataplasmes. En relation avec les pratiques du culte, les textes médicaux sumériens et égyptiens montrent aussi que l’homme connaissait déjà à cette époque l’art de maîtriser la fabrication des parfums, sous la forme de baumes ou d’huiles aromatiques.
On prétend également que les momies égyptiennes étaient notamment conservées grâce à des plantes aromatiques et leurs propriétés antiseptiques. À cette époque la distillation à la vapeur n’était pas connue bien sûr, mais les embaumeurs les utilisaient par macération dans des huiles grasses, ou des sèves résineuses.
Les pays arabes ont aussi fait considérablement progresser l’aromathérapie, et c’est à Avicenne (médecin et philosophe, 980-1037) que l’on doit le premier alambic avec la production de la première huile essentielle pure obtenue à partir de la célèbre Rose de Damas.

D’autre part, à la fin du XVème siècle, le nom donné aux apothicaires était aromaterii, preuve de l’importance des plantes et huiles essentielles dans la pharmacopée…

Les premiers pas de l’aromathérapie scientifique

Le terme aromathérapie à proprement parler nous vient du début du XXe siècle, et plus précisément de l’ingénieur chimiste lyonnais René Maurice Gattefossé.
C’est en Haute Provence, où il travaillait avec des producteurs de lavande, que ce dernier confirma les propriétés antiseptiques et cicatrisantes de l’huile essentielle de lavande, suite à une explosion dans son laboratoire qui lui brûla les mains. Pour éviter que ses plaies ne se gangrènent, il eut l’idée de les enduire d’huile essentielle de lavande, et remarqua très rapidement la disparition de l’infection et leur cicatrisation. Il établit alors le terme « aromathérapie », avec la certitude que les huiles essentielles peuvent apporter beaucoup au monde médical.

Quelques années plus tard, ce fut au tour du médecin et chirurgien Jean Valnet d’apporter sa pierre à l’édifice, en développant une aromathérapie médicale clinique. Reprenant et approfondissant les recherches de Gattefossé, le Dr Valnet est à l’origine d’une école française d’aromathérapie, toujours en activité. Il est l’auteur de plusieurs livres sur la phytothérapie et l’aromathérapie, et considéré comme le père fondateur de l’aromathérapie de pratique médicale.

Comment définir l’aromathérapie ?

Le terme aromathérapie, provient du grec aroma, qui signifie odeur, et de therapia, qui peut se traduire par « cure » ou « soin ». L’aromathérapie désigne l’usage des essences, des huiles essentielles et des hydrolats aromatiques, extraits des parties aromatiques des plantes médicinales, à des fins thérapeutiques. C’est une branche fondamentale de la phytothérapie, mais attention de ne pas confondre les deux !

Quelle est la différence entre phytothérapie et aromathérapie ?

La phytothérapie utilise les plantes entières ou des parties de plantes (feuilles, fleurs, écorces, racines…) séchées en l’état, en tisanes, ou encore sous forme de compléments alimentaires. Quant à l’aromathérapie, elle utilise aussi les plantes, mais sous une autre forme : l’huile essentielle.
À noter qu’une plante utilisée en phytothérapie n’aura pas la même composition chimique que son huile essentielle, avec parfois des propriétés, des indications et une toxicité différentes. On peut parler de deux disciplines distinctes, avec possibilité de leur utilisation en synergie.

Quelle distinction entre aromathérapie, aromacologie et olfactothérapie ?

Il est essentiel de bien différencier également l’aromathérapie de l’aromachologie (ou aromacologie), qui s’intéresse à l’étude scientifique des relations entre les odeurs et le comportement, l’humeur, le psychisme… L’olfactothérapie, elle, est un outil thérapeutique, une méthode créée en 1992 et enseignée par Gilles Fournil. C’est une thérapie émotionnelle psychocorporelle utilisant les odeurs et la vibration de certaines huiles essentielles, pour aider une personne à retrouver, identifier des souvenirs ou des traumatismes enfouis qui trouvent des répercussions sur son vécu d’aujourd’hui… Dans certains hôpitaux, elle est proposée dans des ateliers dans le cadre de rééducation d’accidents vasculaires cérébraux ou de traumatismes crâniens. Elle est proposée également en soins palliatifs, en gérontologie. Même si l’aromathérapie est une science plutôt récente à l’échelle de la médecine, elle suscite tout de même, et ce depuis 10 à 20 ans, un intérêt croissant de la part du grand public et des professionnels de santé.

Comment fonctionne l’aromathérapie ?

Les plantes aromatiques ne représentent qu’environ 10% des 800 000 espèces végétales répertoriées. Une plante aromatique sécrète des essences grâce à la photosynthèse, ces substances odorantes et volatils ayant des fonctions diverses : attirer les insectes pollinisateurs, repousser les prédateurs, se défendre contre les maladies, etc. Notons que la plupart des essences sont antibactériennes, antifongiques, antivirales. Ces sécrétions naturelles sont ensuite stockées dans de petites poches situées suivant les plantes : dans les feuilles, les fleurs, les tiges, le bois, écorce, résine, graines… C’est le procédé d’extraction, soit par distillation à la vapeur d’eau, soit par distillation sèche, soit par des procédés mécaniques ou récemment par l’extraction au fluide carbonique à l’état supercritique, qui permet d’obtenir l’huile essentielle, concentré des composés aromatiques. On a tendance à réserver le terme d’essence à la substance aromatique naturelle obtenue par l’expression à froid des écorces d’agrumes (citron, orange, pamplemousse, bergamote, mandarine…).

Quels sont les bienfaits de l’aromathérapie ?

Certaines observations très anciennes mentionnent les effets anti-infectieux des essences végétales, comme la bonne conservation des momies égyptiennes ou les effets prophylactiques des arômes face aux épidémies. On raconte aussi qu’en 1628, lors de la terrible épidémie de peste à Toulouse, quatre voleurs réussirent à détrousser des victimes sans être contaminés eux-mêmes, en se frictionnant le corps, les mains et le visage avec une macération de plantes aromatiques dans du vinaigre. D’où le nom du célèbre « vinaigre des quatre voleurs ». II fut inscrit au codex en 1748, et vendu en pharmacie comme antiseptique, et se fabrique toujours aujourd’hui selon une recette traditionnelle.

Connue de façon empirique depuis des siècles, l’efficacité anti-infectieuse des huiles essentielles a, d’autre part, été scientifiquement démontrée in vitro et in vivo. De nombreuses études mentionnant les activités anti-microbiennes des huiles essentielles ont été publiées depuis 1949, les recherches scientifiques permettant d’identifier la composition chimique des huiles essentielles.

Qu’est-ce qu’une huile essentielle ?

La connaissance de la relation entre la structure chimique et les propriétés d’une huile essentielle permet de prévoir au moins une partie des propriétés d’une huile essentielle. On dit « une partie », car une huile essentielle possède une structure complexe, dans laquelle foisonnent des dizaines de composés chimiques, et que l’activité d’une huile essentielle est due à la synergie de ses composants. Les huiles essentielles sont des substances très complexes (parfois une centaine de composants ou plus) dont la composition peut varier en fonction de la méthode de distillation, mais aussi pour une même plante en fonction du terroir, du climat, de l’altitude, de la période de récolte, du type de récolte (sauvage ou cultivée)… Cette richesse moléculaire permet de comprendre qu’une même l’huile essentielle, même si elle a une action plus spécifique sur un organe, une polarité (par exemple système digestif, système nerveux…) va présenter plusieurs propriétés exerçant une action globale, rééquilibrante sur l’organisme.

Le saviez vous ?

Suivant la plante, il faut entre 1 à 10 kg de matière fraîche pour obtenir 5 ml d’huile essentielle !

L’huile essentielle est un concentré de molécules actives. Le Docteur Valnet définissait d’ailleurs l’huile essentielle comme « la puissance atomique de la plante ». C’est ainsi que dans une huile essentielle, certaines molécules volatiles hyperactives peuvent se retrouver à des concentrations très élevées. Une huile essentielle est un concentré de principes actifs, à utiliser à bon escient.

Les dangers des huiles essentielles

Les huiles essentielles sont puissantes. Mal utilisées, elles peuvent être toxiques. C’est pourquoi elles doivent être utilisées en petite quantité, en respectant leurs contre-indications. Naturellement cela nécessite une bonne connaissance, voire une formation, ou bien la nécessité de prendre l’avis d’un professionnel compétent (aromathérapeute ou conseiller en aromathérapie). Elles seront proposées pour leurs propriétés anti-infectieuses, antibactériennes et antivirales, immunostimulantes, testées notamment en cas d’antibio-résistance. Elles sont utilisées également pour leurs propriétés anti-inflammatoires, antidouleurs, anxiolytiques, respiratoires, digestives, pour leur action sur la circulation veineuse, pour les soins cutanés…

Elles peuvent être administrées de différentes manières :

  • La voie orale : particulièrement plébiscitée en France, elle n’est pas toujours bien tolérée et doit par conséquent être utilisée avec précaution, sur de courtes durées et plutôt en curatif. Elle nécessite une bonne connaissance des huiles essentielles, car non autorisée pour certaines huiles essentielles ;
  • La voie cutanée : plus facile à utiliser, rapide, efficace, et d’action prolongée ;
  • La voie respiratoire : en diffusion dans l’atmosphère ou en inhalation.

Les huiles essentielles présentent des contre-indications (femmes enceintes, enfants en bas âge, asthme, épilepsie…) qu’il convient de respecter, ainsi que des posologies, des durées d’utilisation, etc. Bien utilisées les huiles essentielles peuvent apporter une réponse rapide et efficace pour beaucoup de troubles et maux du quotidien, et peuvent être une excellente réponse pour les personnes désireuses de se soigner au naturel et d’améliorer leur bien-être.

Mise en garde

Les huiles essentielles ne substituent pas aux médicaments, mais elles ont tout à fait leur place dans la pharmacie familiale pour accompagner petites infections, stress, fatigue, anxiété, troubles cutanés, troubles digestifs… à condition de savoir correctement les employer !

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