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Phytothérapie : pourquoi la formation est-elle nécessaire ?

La phytothérapie, soit l'art de prévenir et d'apaiser avec les plantes médicinales, est une technique de soin naturel en pleine expansion. Pourtant, les utiliser requiert une formation solide. Anatomie, physiologie et propriétés des plantes, forme galénique, posologie, précautions d'emploi, contre-indications et limites : Découvrons ensemble pourquoi l'apprentissage est essentiel en phytothérapie.

11 min. de lecture

publié le

par Pauline

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La phytothérapie, soit l’art de prévenir et d’apaiser avec les plantes médicinales, est une technique de soin naturel en pleine expansion. Pourtant, les utiliser requiert une formation solide. Anatomie, physiologie et propriétés des plantes, forme galénique, posologie, précautions d’emploi, contre-indications et limites : Découvrons ensemble pourquoi l’apprentissage est essentiel en phytothérapie.


Se soigner par les plantes : entre tradition et science

On parle de « Phytothérapie » pour désigner le soin par les plantes. Elle est considérée par l’OMS comme une médecine conventionnelle. Elle utilise les plantes ou parties de plantes (fleurs, racines, feuilles, écorces…) sous différentes formes galéniques : tisanes, infusions, décoctions, poudres de plante sèches ou fraîches, macérats et extraits de plantes,… Elle est largement utilisée dans le monde pour son efficacité et le peu d’effets secondaires qu’elle engendre, et peut être conseillée à des fins préventives ou curatives.

Notre phytothérapie dite « moderne » s’appuie à la fois sur la phytothérapie dite « de tradition »,
notre précieux héritage ancestral riche de nombreuses connaissances, transmises de manière orale de génération en génération, mais aussi grâce aux écrits, aux traités, retrouvés par exemple dans les monastères. Elle reprend les usages ancestraux des plantes, avec une utilisation dite « empirique », qui repose sur une approche globale de l’individu, qualifiée d’holistique, en se fiant aux résultats obtenus. Mais elle s’enrichit également des connaissances scientifiques. Grâce à l’identification de principes actifs, testés cliniquement et connus, petit à petit les chimistes déterminent comment les substances extraites des plantes agissent sur l’organisme. Cette vision plutôt scientifique, va s’intéresser à l’action des plantes sur les symptômes de la maladie et la recherche de molécules actives. D’ailleurs, il ne faut pas oublier que près de 60% des médicaments chimiques présents sur le marché sont issus ou dérivés de substances d’origine végétale…


Les métiers de conseil autour des plantes

Quelle est la différence entre la phytothérapie et la naturopathie ?

La phytothérapie est une discipline phare de la naturopathie, pratique de soin non conventionnelle visant à préserver et optimiser mode de vie et santé globale de l’individu, et à renforcer les défenses de l’organisme par des moyens exclusivement naturels.

La pharmacopée répertorie les plantes considérées comme présentant des propriétés médicinales. Seuls les pharmaciens ont à ce jour le droit de les commercialiser, sauf pour celles libérées du monopole pharmaceutique (la liste étant évolutive). À ce jour, 148 plantes d’usage thérapeutique non exclusif ont été libérées du monopole pharmaceutique, et sont en vente libre? à condition d’être vendues en l’état.
Toutes les plantes non inscrites à la pharmacopée sont libres à la vente comme plantes alimentaires, toute allégation thérapeutique étant interdite.

Quant aux compléments alimentaires à base de plantes, ils entrent dans la catégorie « denrées
alimentaires » et de ce fait sont régis par les instances compétentes au niveau national la DGCCRF (direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes et l’ANSES (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail).

Phytothérapeute ou conseiller en phytothérapie ?

Le phytothérapeute est le spécialiste des traitements par les plantes. Et même s’il n’existe pas de définition légale, on a tendance à réserver ce terme à un professionnel de santé (médecin, pharmacien) ayant suivi une formation en phytothérapie.
Sans ce titre, on va parler plutôt de Conseiller en phytothérapie, qui ne peut et ne doit pas effectuer de diagnostic (exercice illégal de la médecine), ne peut pas délivrer d’ordonnance, et ne doit pas aller à l’encontre des traitements médicaux. En revanche, il peut donner des conseils, proposer des plantes en vente libre, des compléments alimentaires et un protocole de soins.

Qu’en est-il du métier d’herboriste ?

L’herboriste est une personne formée et autorisée à commercialiser des plantes médicinales. Elle détient un diplôme d’herboriste. Les plantes ou parties de plantes qu’il délivre ne peuvent pas se présenter sous forme de mélanges préparés à l’avance (à l’exception de certains mélanges, sur autorisations accordées par le ministre de la Santé Publique). Toutefois, le diplôme d’état d’herboriste ayant été supprimé en 1941, les herboristes ne courent plus les rues. Aujourd’hui, et ce malgré la demande très présente de reconnaissance d’un diplôme d’herboriste, il n’existe pas de modification des dispositions prises par l’état français. Pourtant, plusieurs pays européens le reconnaissent, et c’est le cas du Royaume Uni, de la Belgique, de l’Allemagne, de la Suisse et de l’Italie. De même au Canada, on retrouve les plantes médicinales autant en pharmacie, qu’en herboristerie ou en magasins spécialisés dans la santé naturelle.

Aujourd’hui en l’absence d’un diplôme d’herboriste reconnu, il n’existe pas un mais des métiers d’herboriste : des pharmaciens, des herboristes en boutiques spécialisées, des paysans-herboristes (producteurs cueilleurs assurant la vente directe de leurs plantes), en attente de reconnaissance de leurs compétences…
Une mission d’information sur le développement de l’herboristerie et des plantes médicinales a d’ailleurs été constituée en avril 2018 au Sénat, avec des pistes de réflexion autour du développement de la filière, la réglementation, les plantes médicinales dans le système de santé.


La phytothérapie, une « médecine » alternative ?

La phytothérapie est considérée comme une médecine alternative, une technique de soin complémentaire. La phytothérapie, seule ou associée à la médecine allopathique, peut fournir de très bons résultats, cependant elle ne substitue en aucun cas aux médicaments. Elle peut s’avérer efficace et utile en prévention ou en accompagnement de troubles mineurs uniquement (troubles du sommeil, troubles digestifs, anxiété,…) après qu’un diagnostic médical ait été posé, excluant toute pathologie grave.

La richesse des composants dans une même une plante est parfois à l’origine de propriétés
différentes suivant la partie de plante utilisée. C’est le cas par exemple de l’Ortie, dont les parties
aériennes sont conseillées pour le soin de la peau et des cheveux, tandis que la racine est préconisée pour agir sur les troubles de la prostate. Mais cette complexité n’est-elle pas à la base du grand intérêt des plantes ?


Comment se former à la phytothérapie ?

Depuis quelques temps, il est clair que l’intérêt pour les soins naturels est en constante augmentation. La phytothérapie, en particulier, jouit d’une popularité grandissante, et à bénéficié de l’engouement pour un retour aux sources, à des solutions plus naturelles et respectueuses de notre santé et de notre planète. De plus en plus de personnes la considèrent de surcroît comme une option plus favorable aux médicaments issus de l’industrie chimique. De fait, elle s’inscrit souvent dans un mode de vie axé sur l’écologie et le bien-être naturel, tout en offrant une alternative ou un complément aux traitements allopathiques traditionnels.

L’importance de la posologie

Prendre soin de sa santé avec les plantes nécessite une bonne connaissance d’elles. Même si beaucoup de plantes médicinales répandues sont dénuées d’effets secondaires, d’autres peuvent s’avérer néfastes. Certains végétaux toxiques ne sont d’ailleurs utilisables qu’à très faible dose, et parfois autorisés uniquement en dilution homéopathique.

Le marché de la Phytothérapie, mais aussi des soins naturels en général est en constante évolution depuis plusieurs années, tendance amplifiée lors de la crise sanitaire de 2020.
Une étude réalisée en 2019 par L’Observatoire des parcours de soins des Français faisait apparaitre que les médecines douces bénéficient d’une bonne image d’ensemble auprès de la population, malgré la perception de certaines limites, notamment un manque d’information criant. 

Choisir la bonne formation

L’intérêt croissant pour les soins naturels et la nécessité de disposer de certaines connaissances pour sécuriser l’utilisation des plantes médicinales, s’accompagnent de la multiplication des propositions de formations en botanique (avec découverte des plantes dans leur milieu naturel), de la phytothérapie, de l’herboristerie.
Plusieurs facultés proposent des formations DU (Diplôme Universitaire) ou DIU (Diplôme
Interuniversitaire dispensé par plusieurs universités) de conseil en Phytothérapie et Aromathérapie. Elles concernent cependant les professionnels de santé, docteurs en médecine ou en chirurgie dentaire, sages femmes, kinésithérapeutes, vétérinaires… désireux de développer leurs connaissances en plantes médicinales, afin de prescrire ou conseiller la phytothérapie dans le cadre de pathologies courantes. 

D’autres formations concernant le conseil des plantes médicinales en vente libre, ainsi que les plantes non inscrites à la pharmacopée. Elles sont proposées soit aux professionnels de santé, aux personnes désireuses de travailler en parapharmacie ou dans un espace dédié à la santé naturelle souhaitant conseiller les plantes, ou bien simplement à des personnes désireuses d’acquérir des connaissances en phytothérapie pour leur usage privé.
Ces formations sont proposées en présentiel ou de plus en plus à distance, pour concilier formation et contraintes de la vie privée, professionnelle. On s’attachera à la qualité des cours proposés, au suivi pédagogique, certaines formations pouvant faire l’objet de prises en charge au titre de la formation continue. 


Connaître les plantes : quelle nécessité de se former ?

Conseiller une plante nécessite non seulement de connaitre ses propriétés et de respecter les dosages préconisés, mais cela implique aussi de maîtriser ses contre-indications, et de prendre en compte ses effets secondaires potentiels. Il importera également de personnaliser le conseil, en fonction de l’âge, de l’état de santé de la personne, de la prise éventuelle de médicaments pouvant présenter des interactions avec certaines plantes. In fine, pour sécuriser le conseil, il est tout à fait souhaitable, voire indispensable, que la qualité du conseil soit au rendez-vous.

Donner un conseil de qualité

On peut considérer qu’il existe deux approches dans la manière d’utiliser la phytothérapie.
Soit on se base sur les connaissances biochimiques de la plante et ses propriétés (anti-inflammatoire, antalgique, calmante, antispasmodique…) et on les rattache au trouble, au symptôme décrit par la personne. C’est une approche scientifique et symptomatique.

Mais on peut aussi proposer une prise en charge « holistique » et personnalisée de l’individu, en partant du symptôme ou du trouble décrit par la personne, pour élargir le raisonnement en la prenant en compte dans sa globalité : physique, émotionnel, mental, niveau de stress, qualité de la digestion, hygiène de vie, alimentation, activité physique…
C’est l’anamnèse avec un ensemble de questions, qui vont permettre de recueillir des renseignements sur « l’histoire d’un trouble » et des circonstances de son apparition.
Pour cette prise en charge, on peut notamment proposer une association de phytothérapie et aromathérapie, de phytothérapie et de micronutrition. Les synergies sont nombreuses.
Et à ce propos, beaucoup de compléments alimentaires sont des associations de micronutrition et phytothérapie.

Sécuriser le conseil en phytothérapie

Dans tous les cas, que ce soit en phytothérapie ou aromathérapie, il est recommandé d’avoir une
connaissance approfondie des plantes pour éviter des mésusages, des effets indésirables, des
interactions médicamenteuses… et sécuriser le conseil.

En général les plantes médicinales d’usage courant provoquent que très peu, voire aucun effet indésirable. Mais il est important de sensibiliser aux risques que peut engendrer la consommation de plantes en automédication, et aux possibles interactions entre plantes, entre plantes et médicaments, voire avec d’autres compléments alimentaires.
En même temps, il serait vraiment dommage de se priver de tous les bienfaits reconnus de la Phytothérapie, faute d’informations…

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